Bien
que sorti en février 2015 (en France), deux ans plus tard je n’avais pas encore vu
Kingsman : Services Secrets . Avec l’arrivée du second opus, Kingsman :
Le Cercle d’Or, il me fallait
donc rattraper ce douloureux retard. Début
octobre j’ai donc vu les
deux films incriminés à deux semaines d’intervalles seulement.
Je ne m’attarderai pas sur le premier, ce n’est pas le sujet de cet article mais il est nécessaire de contextualiser. J’avais beaucoup entendu parler de Kingsman ; Services Secrets lors de sa sortie et même bien après, et ce à très juste titre. C’est un très bon film d’action, bien écrit, bien rythmé qui développe une esthétique et un ton propre en jouant à fond la carte so british et en jouant avec les codes à base de clin d’œil (« mais ce n’est pas un film comme ça !»). Et donc après le visionnage en VOSTFR du premier film j’attendais avec impatience de me régaler encore et davantage au cinéma, confortablement installée dans mon fauteuil rouge face à l’immense écran. ATTENTION si tu lis plus loin tu seras spoilé sur des éléments d'intrigues !
La séance était en français, sacrifice nécessaire de part chez moi pour en prend plein les mirettes. Soit c’est pas la mort non plus. Bref, Kingsman : Le Cercle d’Or démarre et j’ai l’impression de reprendre la projection du premier après une brève pause. En effet, le film s’ouvre sur une scène d’action à Londres, de nuit, reprenant les règles du jeu à l’identique. Donc quid de l’introduction tout en références dialoguées, ici la piqûre de rappel est implicite tant l’action laisse peu place à discourir. Personnellement j’ai apprécié ce choix de lancer les choses sans plus attendre (cela dit attention à avoir l’estomac bien accroché tant la séquence est visuellement mouvementée). C’est après que les choses se gâtent.
J’ai eu le sentiment que le film
avait tout du long du mal à développer une intrigue. Le
film commence à s’attarder sur
les roucoulements d’Eggsy
et de sa princesse et par la suite tente de bégayer sur les
difficultés d’accomplir son travail en restant intègre envers ses
sentiments et ses choix dans
sa vie personnelle. D’un
autre côté, il s’efforce de créer de l’empathie chez ses
spectateurs (plutôt réussi) pour tel personnage avant de l’envoyer
voler en morceaux sans aucune véritable raison en ouverture de
climax. Le film s’offre
aussi le
luxe d’une longueeeeee présentation de celle qui semble tout avoir
d’un big boss : Poppy. On a donc droit à une séquence qui
nous présente son petit monde, son
cartel, ses objectifs plus ou
moins discutables et son plan machiavélique.
On
a même le droit en prime à une ouverture (vous savez le truc que
votre prof vous dit que c’est pas obligatoire en conclusion mais
plutôt mieux quand même)
avec cette
réflexion de Poppy à son tout nouveau sbire : « Fais
gaffe avec le sucre, c’est pire que ma coke mais légale donc tu
peux mais fais gaffe » (grosso
modo hein les citations c’est de mémoire).
Bon soit c’est jamais exploité mais en même temps le film n’a
pas le temps, il te balance trop de trucs dans tous les sens pour
remplir et n’exploite pas vraiment grand-chose derrière. Ainsi
on passe plus de temps à présenter Poppy qu’à l’affronter, et
sa planque secrète
se fait défoncer en deux en trois mouvements, Poppy elle-même
mourant en deux battement de cils. Elle n’a rien d’une
combattante mais vous admettrez s’il vous plaît que c’est con de
l’empoissonner (=
mort en moins de
10 min),
alors qu’elle est la seule à pouvoir fournir le code nécessaire à
sauver le monde. Un vrai méchant dit « NON je meurs avec mon
secret, fuck you all bitches ! », et c’est plié. Poppy
morte le film doit combler et du
coup il
te fournit
un opposant final bricolé tant bien que mal 10min plus tôt.
Bref c’est le bordel dans l’écriture et ça manque de cohérence à l’écran. Je mentionne rapidement la performance du président des États-Unis, surjoué sûrement volontairement mais bon les mecs y’a un moment faut s’arrêter. J’ai aussi fait une overdose d’Elton John (il est en promo d’un nouvel album où quoi?). Certains effets spéciaux laisse à désirer (les drones apportant les antidotes m’ont niqué les yeux). Et franchement l’humour me laisse parfois pantois : je venais voir Kingman soit des anglais qui se battent en costard pas Camping et ses strings multicolores.
Je
ne sais pas comment conclure cela, les mauvaises langues diront que
Kingsman
s’est américanisé et
elles n’auront pas totalement tord. Je
vous semble peut-être sévère, et vous avez sûrement
raison. En pagaille des
points positifs : l’interprétation de Julianne Moore, le duo
Merlin – Ginger, la séquence d’introduction, la (petite)
réflexion sur les drogues et la légalisation. Cette liste n’est
pas exhaustive mais il faut bien voir le film comme il est,
c’est-à-dire une énorme déception (trahison?) face au premier
volet des Kingsman.
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source : taron-egerton.fr
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Je ne m’attarderai pas sur le premier, ce n’est pas le sujet de cet article mais il est nécessaire de contextualiser. J’avais beaucoup entendu parler de Kingsman ; Services Secrets lors de sa sortie et même bien après, et ce à très juste titre. C’est un très bon film d’action, bien écrit, bien rythmé qui développe une esthétique et un ton propre en jouant à fond la carte so british et en jouant avec les codes à base de clin d’œil (« mais ce n’est pas un film comme ça !»). Et donc après le visionnage en VOSTFR du premier film j’attendais avec impatience de me régaler encore et davantage au cinéma, confortablement installée dans mon fauteuil rouge face à l’immense écran. ATTENTION si tu lis plus loin tu seras spoilé sur des éléments d'intrigues !
La séance était en français, sacrifice nécessaire de part chez moi pour en prend plein les mirettes. Soit c’est pas la mort non plus. Bref, Kingsman : Le Cercle d’Or démarre et j’ai l’impression de reprendre la projection du premier après une brève pause. En effet, le film s’ouvre sur une scène d’action à Londres, de nuit, reprenant les règles du jeu à l’identique. Donc quid de l’introduction tout en références dialoguées, ici la piqûre de rappel est implicite tant l’action laisse peu place à discourir. Personnellement j’ai apprécié ce choix de lancer les choses sans plus attendre (cela dit attention à avoir l’estomac bien accroché tant la séquence est visuellement mouvementée). C’est après que les choses se gâtent.
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| source : cineseries-mag.fr |
Bref c’est le bordel dans l’écriture et ça manque de cohérence à l’écran. Je mentionne rapidement la performance du président des États-Unis, surjoué sûrement volontairement mais bon les mecs y’a un moment faut s’arrêter. J’ai aussi fait une overdose d’Elton John (il est en promo d’un nouvel album où quoi?). Certains effets spéciaux laisse à désirer (les drones apportant les antidotes m’ont niqué les yeux). Et franchement l’humour me laisse parfois pantois : je venais voir Kingman soit des anglais qui se battent en costard pas Camping et ses strings multicolores.
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source : checkthefilm.com
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Sur
ce, à la prochaine et prenez soin
de vous !
film
de Matthew Vaughn
avec
Taron Egerton, Colin Firth, Mark Strong, Julianne Moore et
plein d’autres !
sorti en 2017
+ ici
sorti en 2017
+ ici




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