18 octobre, 2016

BD - Quotidien Survival de Tim



 
Tim nous plonge dans l'univers des "petits boulots" retraçant pour nous son parcours d’intérimaire qui recèle de véritables pépites. Chaque chapitre de la bd est un nouveau job, un nouveau chapitre de sa carrière, et autant d’anecdotes pour rassasier nos zygomatiques.

 
Le dessin est à la fois minimaliste et fulminant. Les décors et personnages tracés en deux coups de crayon noir ou blanc pour personnifier un univers qui ôte toute humanité au travail et au travailleur lui-même. Une ligne qui se courbe à tout va, les formes qui pullulent et s’entrechoquent, et la folie surgit au cœur de l’insensé.


Regard partagé entre amertume, moquerie et désabusement, le cocktail peut surprendre mais si le second degré fait partie de ton régime quotidien tu vas te régaler. Pas de pitié pour le système, ni personne, Tim dépeint crudement ce monde du "petit travail", celui qui nous entourent et nous touche au quotidien mais qu’on évite souvent de regarder bien en face, parce que oui ce qu’il reflète de notre société, de nous, déplait, attriste. Alors avalons une bonne dose d’humour café serré et allons nous coucher.

 
C’est par ici si tu veux en apprendre plus sur la bande-dessinée à lire en ligne, télécharger ou commander (en 2 tomes, ou une seule version papier avec le T3 en bonus) ou bien ici si c'est l’auteur qui t'intéresse.

08 juin, 2016

Vert, rouge, orange ou jaune : il nous en fait voir de toutes les couleurs o/


Et c’est loin d’être fini ! Comme pour beaucoup d’aliments la filière classique se contente de proposer une gamme restreinte de poivrons face à ce que la nature produit. Ainsi je parie que vous n’avez probablement jamais entendu parler du poivron noir ou violet (c’est le même), du poivron brun, et encore moins du blanc ! Très honnêtement, avant de penser à rédiger cet article, je n’avais pas le moindre soupçon de leur existence.

Gustativement parlant cette variété n’est pas sans impact. Si l’on devait énoncer rapidement leur spécificité, le vert et le violet/noir sont proches en goût, croquant et légèrement amer, le rouge est doux et sucré, le jaune, sucré lui aussi, est parfumé et juteux, le orange, qui se rapproche du jaune, a un goût délicat.

D’un point de vue pratique le poivron se choisit selon son aspect extérieur : la peau doit être lisse, tendue et brillante et cela quel que soit sa couleur. Ensuite, il vous faut le conserver au réfrigérateur et le consommer avant qu’il ne se ride de trop. Que l’on s’entende bien, le poivron ridé est toujours comestible mais il perd beaucoup en qualité gustative (on veut que ça croque sous la dent !). Dernier détail, et pas des moindres, la saison du poivron s'étend de juin à octobre.

Enfin pour en finir avec le blabla de présentation parlons qualités nutritives. Le poivron est pauvre en calorie (21 kcal pour 100g) mais riches en fibres végétales. Néanmoins s’il vous est déconseillé de manger des fibres (problèmes intestinaux) vous pouvez toujours y remédier (en partie) en pelant vos poivrons et surtout en les consommant cuits. A côté de cela, on peut dire que, comme beaucoup de fruits et légumes, les poivrons sont bourrés de vitamines. Pour la vitamine C c’est une pépite : 126 mg au 100g (à noter que les poivrons noirs contiennent moins de vitamine C que les poivrons verts). Niveau vitamine A, il est aussi plutôt bien loti : poivron rouge et orange mais surtout brun ont de bon taux. C’est moins vrai pour les poivrons blancs et noirs.

Mais si aujourd’hui je vous parle poivrons c’est surtout pour vous parler galettes mexicaines. Alors entrons dans le vif du sujet.


Poivrons : rois des galettes mexicaines végétariennes



 

Ce qu'il vous faut pour 8 galettes (de blé ou de maïs selon les goûts et les rayons de votre supermarché) :


- 8 galettes de blés ou de maïs type Tortillas El Paso
- du riz blanc


Pour le guacamole :

- 2 avocats bien mûrs voire 3 (parce que c’est vraiment bon)
- des épices : soit vous êtes un(e) flemmard(e) et vous achetez un paquet « épices pour guacamole » soit vous faites à votre sauce avec du piment (doux plutôt que fort : le guacamole est censé être le « calmant » pas ce qui enflamme votre bouche), des graines de coriandre, du cumin, et éventuellement du curcuma.
- du citron (vert de préférence) – c’est que le jus qui nous intéresse donc là encore libre à vous d’en acheter du déjà pressé ou pas


Pour les légumes en sauce :

- 3 poivrons moyens : 1 rouge, 1 jaune et 1 vert (c’est pratique vu le conditionnement en supermarché) ou du rouge, jaune, orange pour les gourmand(e)s (plus sucré !)
- 1 gros oignon jaune
- de la purée ou de la chair de tomates
- des épices : piment (fort de préférence : c’est là qu’on s’arrache la figure) et coriandre/cumin/curcuma selon les goûts.


Aux fourneaux, y’a du boulot !


Préparation du guacamole :

On écrase les avocats à la fourchette après les avoir épluchés. On y ajoute le jus d’un citron vert ou un demi-citron jaune (plus acide moins parfumé) pour empêcher l’oxydation. Puis viennent les épices à doser selon vos goûts. Je me répète les épices ne sont pas là pour piquer, le guacamole est censé être doux. A réserver au frais ou préparer juste avant de servir.


Préparation des légumes en sauce :

 


Lavez et évidez les poivrons (le blanc et les graines ne se mangent pas). Le poivron s’ouvre en découpant autour de la tige avec la pointe d’un couteau (cf. première et deuxième méthodes de la vidéo). Coupez en lamelles vos poivrons puis coupez les lamelles en morceaux (cf. image).

Mettez à cuire dans une poêle avec de l’huile d’olive. Coupez l’oignon en morceaux moyens. Ajoutez-le à la cuisson. En cours de cuisson ajoutez les épices selon vos goûts (si vous aimez le piment fort c’est l’occasion). En fin de cuisson (les oignons sont fondants et les poivrons fermes mais non croquants) ajoutez la purée de tomates pour réchauffer le tout quelques minutes.

Servez sur vos galettes réchauffées (au four ou au micro-ondes) avec du riz blanc cuit comme suit :
Étalez sur une moitié de galette du guacamole et sur l’autre moitié une fine couche de riz. Ajoutez par-dessus les légumes et la sauce piquante. Équilibrez les différents éléments selon vos goûts. Attention à ne pas trop charger la galette sinon ça déborde de partout :O

Roulez et dégustez ;D


11 mai, 2016

Fruit de saison et passion : la fraise



  

              Cultivée depuis longtemps, dès le XVIe siècle avec le fraisier musqué (désolé pour l’aspect encyclopédique et inutile de l’info mais je ne pouvais juste pas passer à côté sans le citer), la fraise est aujourd’hui un fruit que l’on trouve facilement dans les rayons de supermarché en été mais aussi de plus en plus souvent en hiver. Les fraises françaises, c’est-à-dire celles qui poussent en métropole, connaissent leur pleine saison en mai et juin. Il est néanmoins possible d’en trouver jusqu’à fin septembre grâce à la diversité des variétés cultivées.

Mais pourquoi manger des fraises ?


                Bah parce que c’est bon ! (Merci captain Obvious – encore que, c’est pas dit que tout le monde aime ça) Plus sérieusement la fraise est bonne au-delà de ses qualités gustatives. Comme beaucoup de fruits c’est tout d’abord une source de vitamine C. En effet, 150g de fraises (soit environ 10 ou 12 fraises) suffisent pour répondre aux apports journaliers recommandés en vitamine C pour un adulte. Par ailleurs, la fraise est aussi très connue pour ses propriétés antioxydantes (dues aux nombreux polyphénols qu’elle contient). Enfin, des scientifiques (comme le professeur David Khayat) avancent que grâce à l’acide ellagique la fraise diminuerait les tumeurs de l’œsophage, et que ses anthocyanidines permettraient de réduire le risque de cancer du côlon et de la sphère orale. Autant dire : ça fait beaucoup pour un seul fruit !

             Vous l’aurez donc compris c’est dès maintenant que nous pouvons nous ruer sur ces friandises naturelles et les accommodez à notre bon plaisir.

Choisir ses fraises et en prendre soin avec amour


                Personnellement je privilégie les fraises françaises sachant que la France dispose de quelques régions de production de grande qualité (je pense notamment à la fraise de Plougastel dans le Finistère). Quel que soit votre choix en matière d’origine, sachez que les grosses fraises, toujours très odorantes j’en conviens, sont souvent très gorgées d’eau et donc moins savoureuses en bouche. Les fraises mûres sont rouges, brillantes et fermes. Elles se conservent mieux dans une barquette perforée et au réfrigérateur. Il est aussi recommandé de les consommer dans les 3 jours car étant des fruits fragiles les fraises s’abîment rapidement.
 
 
                Avant de les manger pensez à bien les laver à l’eau. Les fraises du circuit classique peuvent avoir été traitées avec des produits comportant un risque pour la santé tel que l’acétamipride (insecticide probablement toxique et cancérigène) ou le myclobutanil (fongicide probablement toxique et perturbateur endocrinien) – et ce n’est que deux exemples parmi tant d’autres, donc on lave bien tout ça, sans pour autant éclater ses fraises, on ne le dira jamais trop c’est un fruit fragile ! Dernière recommandation avant la dégustation : on sort ses fraises du frigo quelques temps avant de les manger sinon elles perdent en saveur.

Cuisiner les fraises


                Comme l’été arrive (quelle bonne excuse pour être faignant(e) !) et que cet article est déjà bien long, on se contentera de citer deux brèves recettes à base de fraises.

                Milk-shake de fraise : boisson simple, onctueuse et gourmande prête en deux tours de mixeur (1 personne). Il vous suffit d’équeuter environ 100g de fraises et de les couper en deux avant de les mettre dans un mixeur. Puis vous ajoutez : 1 cuillère à soupe de glace à la vanille, 1 cuillère à café de miel (ou à soupe pour les gourmands – préférez un miel liquide qui se mélangera mieux), environ 15 cl de lait, et un yaourt nature. Mixez le tout. Goûtez et ajustez à votre convenance. Si la boisson est trop épaisse on rallonge avec plus de lait, sinon vous rajoutez des fruits, vous pouvez même choisir de mettre un peu de banane, personnellement je trouve que ça rend le tout plus onctueux mais attention à ce que le goût de la banane ne prenne pas le pas sur celui de la fraise. Vous êtes satisfait ? Alors buvez sans plus attendre !

                Chips de fraises : recette originale du professeur David Khayat (4 personnes). Il vous faudra une douzaine de fraises, 1 blanc d’œuf et 40g de sucre glace. Commencez par couper en fines lamelles vos fraises puis placez-les sur une plaque de four recouverte d’un papier sulfurisé. Mélangez le blanc d’œuf au sucre et badigeonnez vos lamelles avec la mixture obtenue. Il ne vous reste plus qu’à laisser cuir 1h vos chips à 90°C. Dégustez une fois refroidies, c'est croustillant à souhait !




Si vous souhaitez en apprendre plus sur la fraise de Plougastel vous pouvez consulter le site du Musée de la Fraise et du Patrimoine de Plougastel-Daoulas.