Tim nous plonge dans l'univers des "petits
boulots" retraçant pour nous son parcours d’intérimaire qui recèle de
véritables pépites. Chaque chapitre de la bd est un nouveau job, un nouveau
chapitre de sa carrière, et autant d’anecdotes pour rassasier nos zygomatiques.
Le dessin est à la fois minimaliste et fulminant. Les décors et personnages tracés en deux coups de crayon noir ou blanc pour personnifier un univers qui ôte toute
humanité au travail et au travailleur lui-même. Une ligne qui se courbe à tout
va, les formes qui pullulent et s’entrechoquent, et la folie surgit au cœur de
l’insensé.
Regard partagé entre amertume, moquerie et désabusement, le cocktail
peut surprendre mais si le second degré fait partie de ton régime quotidien tu
vas te régaler. Pas de pitié pour le système, ni personne, Tim dépeint crudement
ce monde du "petit travail", celui qui nous entourent et nous touche au quotidien
mais qu’on évite souvent de regarder bien en face, parce que oui ce qu’il
reflète de notre société, de nous, déplait, attriste. Alors avalons une bonne
dose d’humour café serré et allons nous coucher.
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Et c’est loin d’être fini ! Comme pour beaucoup d’aliments
la filière classique se contente de proposer une gamme restreinte de poivrons
face à ce que la nature produit. Ainsi je parie que vous n’avez probablement
jamais entendu parler du poivron noir ou violet (c’est le même), du poivron brun,
et encore moins du blanc ! Très honnêtement, avant de penser à rédiger cet
article, je n’avais pas le moindre soupçon de leur existence.
Gustativement parlant cette variété n’est pas sans impact.
Si l’on devait énoncer rapidement leur spécificité, le vert et le violet/noir
sont proches en goût, croquant et légèrement amer, le rouge est doux et sucré,
le jaune, sucré lui aussi, est parfumé et juteux, le orange, qui se rapproche
du jaune, a un goût délicat.
D’un point de vue pratique le poivron se choisit selon son
aspect extérieur : la peau doit être lisse, tendue et brillante et cela quel
que soit sa couleur. Ensuite, il vous faut le conserver au réfrigérateur et le
consommer avant qu’il ne se ride de trop. Que l’on s’entende bien, le poivron
ridé est toujours comestible mais il perd beaucoup en qualité gustative (on
veut que ça croque sous la dent !). Dernier détail, et pas des moindres, la saison du poivron s'étend de juin à octobre.
Enfin pour en finir avec le blabla de présentation parlons
qualités nutritives. Le poivron est pauvre en calorie (21 kcal pour 100g) mais
riches en fibres végétales. Néanmoins s’il vous est déconseillé de manger des
fibres (problèmes intestinaux) vous pouvez toujours y remédier (en partie) en
pelant vos poivrons et surtout en les consommant cuits. A côté de cela, on peut
dire que, comme beaucoup de fruits et légumes, les poivrons sont bourrés de
vitamines. Pour la vitamine C c’est une pépite : 126 mg au 100g (à noter
que les poivrons noirs contiennent moins de vitamine C que les poivrons verts).
Niveau vitamine A, il est aussi plutôt bien loti : poivron rouge et orange
mais surtout brun ont de bon taux. C’est moins vrai pour les poivrons blancs et
noirs.
Mais si aujourd’hui je vous parle poivrons c’est surtout
pour vous parler galettes mexicaines. Alors entrons dans le vif du sujet.
Poivrons : rois des galettes mexicaines végétariennes
Ce qu'il vous faut pour 8 galettes (de blé ou de maïs selon les goûts et les
rayons de votre supermarché) :
- 8 galettes de blés ou de maïs type Tortillas El Paso
- du riz blanc
Pour le guacamole :
- 2 avocats bien mûrs voire 3 (parce que c’est vraiment bon)
- des épices : soit vous êtes un(e) flemmard(e) et vous
achetez un paquet « épices pour guacamole » soit vous faites à votre
sauce avec du piment (doux plutôt que fort : le guacamole est censé être le
« calmant » pas ce qui enflamme votre bouche), des graines de
coriandre, du cumin, et éventuellement du curcuma.
- du citron (vert de préférence) – c’est que le jus qui nous
intéresse donc là encore libre à vous d’en acheter du déjà pressé ou pas
Pour les légumes en sauce :
- 3 poivrons moyens : 1 rouge, 1 jaune et 1 vert (c’est
pratique vu le conditionnement en supermarché) ou du rouge, jaune, orange pour
les gourmand(e)s (plus sucré !)
- 1 gros oignon jaune
- de la purée ou de la chair de tomates
- des épices : piment (fort de préférence : c’est
là qu’on s’arrache la figure) et coriandre/cumin/curcuma selon les goûts.
Aux fourneaux, y’a du boulot !
Préparation du guacamole :
On écrase les avocats à la fourchette après les avoir
épluchés. On y ajoute le jus d’un citron vert ou un demi-citron jaune (plus
acide moins parfumé) pour empêcher l’oxydation. Puis viennent les épices à
doser selon vos goûts. Je me répète les épices ne sont pas là pour piquer, le
guacamole est censé être doux. A réserver au frais ou préparer juste avant de
servir.
Préparation des légumes en sauce :
Lavez et évidez les poivrons (le blanc et les graines ne se
mangent pas). Le poivron s’ouvre en découpant autour de la tige avec la pointe
d’un couteau (cf. première et deuxième méthodes de la vidéo). Coupez en
lamelles vos poivrons puis coupez les lamelles en morceaux (cf. image).
Mettez à cuire dans une poêle avec de l’huile d’olive. Coupez l’oignon en
morceaux moyens. Ajoutez-le à la cuisson. En cours de cuisson ajoutez les
épices selon vos goûts (si vous aimez le piment fort c’est l’occasion). En fin
de cuisson (les oignons sont fondants et les poivrons fermes mais non croquants)
ajoutez la purée de tomates pour réchauffer le tout quelques minutes.
Servez sur vos galettes réchauffées (au four ou au micro-ondes)
avec du riz blanc cuit comme suit :
Étalez sur une moitié de galette du guacamole et sur l’autre
moitié une fine couche de riz. Ajoutez par-dessus les légumes et la sauce
piquante. Équilibrez les différents éléments selon vos goûts. Attention à ne
pas trop charger la galette sinon ça déborde de partout :O
Cultivée
depuis longtemps, dès le XVIe siècle avec le fraisier musqué (désolé pour l’aspect
encyclopédique et inutile de l’info mais je ne pouvais juste pas passer à côté
sans le citer), la fraise est aujourd’hui un fruit que l’on trouve facilement
dans les rayons de supermarché en été mais aussi de plus en plus souvent en hiver.
Les fraises françaises, c’est-à-dire celles qui poussent en métropole, connaissent
leur pleine saison en mai et juin. Il est néanmoins possible d’en trouver jusqu’à
fin septembre grâce à la diversité des variétés cultivées.
Mais pourquoi manger des fraises ?
Bah
parce que c’est bon ! (Merci captain Obvious – encore que, c’est pas dit
que tout le monde aime ça) Plus sérieusement la fraise est bonne au-delà de ses
qualités gustatives. Comme beaucoup de fruits c’est tout d’abord une source de
vitamine C. En effet, 150g de fraises (soit environ 10 ou 12 fraises) suffisent
pour répondre aux apports journaliers recommandés en vitamine C pour un adulte.
Par ailleurs, la fraise est aussi très connue pour ses propriétés antioxydantes
(dues aux nombreux polyphénols qu’elle contient). Enfin, des scientifiques
(comme le professeur David Khayat) avancent que grâce à l’acide ellagique la
fraise diminuerait les tumeurs de l’œsophage, et que ses anthocyanidines permettraient
de réduire le risque de cancer du côlon et de la sphère orale. Autant dire :
ça fait beaucoup pour un seul fruit !
Vous
l’aurez donc compris c’est dès maintenant que nous pouvons nous ruer sur ces
friandises naturelles et les accommodez à notre bon plaisir.
Choisir ses fraises et en prendre
soin avec amour
Personnellement
je privilégie les fraises françaises sachant que la France dispose de quelques
régions de production de grande qualité (je pense notamment à la fraise de
Plougastel dans le Finistère). Quel que soit votre choix en matière d’origine,
sachez que les grosses fraises, toujours très odorantes j’en conviens, sont
souvent très gorgées d’eau et donc moins savoureuses en bouche. Les fraises
mûres sont rouges, brillantes et fermes. Elles se conservent mieux dans une
barquette perforée et au réfrigérateur. Il est aussi recommandé de les
consommer dans les 3 jours car étant des fruits fragiles les fraises s’abîment
rapidement.
Avant
de les manger pensez à bien les laver à l’eau. Les fraises du circuit classique
peuvent avoir été traitées avec des produits comportant un risque pour la santé
tel que l’acétamipride (insecticide probablement toxique et cancérigène) ou le myclobutanil
(fongicide probablement toxique et perturbateur endocrinien) – et ce n’est que
deux exemples parmi tant d’autres, donc on lave bien tout ça, sans pour autant
éclater ses fraises, on ne le dira jamais trop c’est un fruit fragile !
Dernière recommandation avant la dégustation : on sort ses fraises du
frigo quelques temps avant de les manger sinon elles perdent en saveur.
Cuisiner les fraises
Comme
l’été arrive (quelle bonne excuse pour être faignant(e) !) et que cet
article est déjà bien long, on se contentera de citer deux brèves recettes à
base de fraises.
Milk-shake
de fraise : boisson simple, onctueuse et gourmande prête en deux tours de
mixeur (1 personne). Il vous suffit d’équeuter environ 100g de fraises et de
les couper en deux avant de les mettre dans un mixeur. Puis vous ajoutez :
1 cuillère à soupe de glace à la vanille, 1 cuillère à café de miel (ou à soupe
pour les gourmands – préférez un miel liquide qui se mélangera mieux), environ
15 cl de lait, et un yaourt nature. Mixez le tout. Goûtez et ajustez à votre
convenance. Si la boisson est trop épaisse on rallonge avec plus de lait, sinon
vous rajoutez des fruits, vous pouvez même choisir de mettre un peu de banane,
personnellement je trouve que ça rend le tout plus onctueux mais attention à ce
que le goût de la banane ne prenne pas le pas sur celui de la fraise. Vous êtes
satisfait ? Alors buvez sans plus attendre !
Chips
de fraises : recette originale du professeur David Khayat (4 personnes).
Il vous faudra une douzaine de fraises, 1 blanc d’œuf et 40g de sucre glace. Commencez
par couper en fines lamelles vos fraises puis placez-les sur une plaque de four
recouverte d’un papier sulfurisé. Mélangez le blanc d’œuf au sucre et
badigeonnez vos lamelles avec la mixture obtenue. Il ne vous reste plus qu’à
laisser cuir 1h vos chips à 90°C. Dégustez une fois refroidies, c'est croustillant à souhait !